La rentabilisation d’un achat immobilier

L’investissement d’un locataire pour devenir propriétaire exige pour être
rentable une durée de détention qui varie beaucoup selon les villes.

Le comparateur et courtier en produits financiers Meilleurtaux.com a récemment
présenté sa dernière étude « Acheter ou louer ? », pour aider à choisir entre la
location et l’achat d’une résidence principale. « Si on considère l’ensemble du
territoire, l’acquisition est rentabilisée en moyenne au bout de 3 ans et 5 mois pour un
70 m² (soit 1 an et 8 mois de plus qu’en 2019 en moyenne), indique
Meilleurtaux.com. Sur les 36 villes étudiées, 4 villes à savoir Caen, Clermont
Ferrand, Metz, Nîmes, voient diminuer la durée de détention nécessaire d’un bien par
rapport à l’année dernière ».

L’accroissement de la durée de détention nécessaire s’accroit à Paris, Lyon, Boulogne
Billancourt et Bordeaux. « A Paris, il faut 4 ans et 8 mois de plus qu’en 2019 pour
que l’achat de sa résidence principale soit « économiquement intéressant ». A Lyon ,
la ville voit plus que doubler le nombre d’années nécessaire à l’atteinte de la
rentabilité, avec 18 années contre 7 années et 6 mois en 2019, du fait de la forte
hausse des prix enregistrée.

S’il existe de grandes disparités entre certaines villes, l’achat immobilier reste une
vraie valeur refuge.

La question de la rentabilité d’un achat immobilier peut également concerner un
projet de revente.  Pour rentabiliser un achat, les frais de transaction immobilière, et
notamment les frais de notaire, doivent être amortis. Les frais de notaire représentent
7 à 8 % du prix de vente dans l'ancien et comprennent une taxe départementale

(variable selon les départements mais en moyenne de 4,5%) ; une taxe communale
(1,20%) ; Des frais d’assiette (0,10%) ; la rémunération du notaire ou « émoluments »
proportionnels, compris entre 0,79% (pour la tranche au-delà de 60 000€) et 3,870%
(pour la tranche de 0 à 6 500€) ; des émoluments de formalités et les frais de
publication par le service des hypothèques.

Avec une augmentation du marché à 3% par an, il faut attendre au moins 2 ans pour
rentabiliser et absorber ce coût. Mais il faudra attendre une année de plus si vous
devez aussi intégrer des frais d’agence, et une autre pour absorber le coût des travaux
potentiels qui n’ont pas forcément augmenté la valeur intrinsèque du bien.

Concernant l’investissement locatif, de grandes disparités existent selon les villes. A
Paris et en proche banlieue pas exemple, les prix sont élevés en termes de ratio
prix/m2. Les prix sont élevés et n’assurent pas une rentabilité très élevée. L’achat à
180 000 € d’ une studette de 15 m2, soit 12 000 euros/ m2, louée 800 euros par mois,
le remboursement du crédit auquel s’ajoutent le paiement des taxes foncières et des
travaux de copropriété, ne seront pas couverts par les revenus locatifs.

Mais avec l’augmentation des prix, les produits achetés il y a 15 ou 20 ans ont pris de
la valeur.

En province, dans les villes où l’immobilier est beaucoup moins cher, le
raisonnement est différent. L’ achat à 80 000 euros un 2 pièces de 40 m2 à Périgueux,
que vous le louez 500 euros, avec un crédit à rembourser de 400 euros, la rentabilité
est plus élevée. Mais 10 ans plus tard, dans une commune, où le bassin de l’emploi
n’est pas dynamique, le bien immobilier ne se valorisera guère.

Passoires thermiques

L’Assemblée nationale a voté que d’ici 2028, les passoires thermiques – les
logements classés F ou G dans le Diagnostic de Performance Energétique
— devront être rénovées pour pouvoir être mises en location.

Près de deux millions de résidences principales – dont 1,7 million dans le
parc privé sont concernés en France.

L’Union Nationale des Propriétaires Immobiliers (250.000 adhérents) a
interrogé environ 4000 propriétaires.

13 % affirment avoir l’intention de vendre leur logement plutôt que de
le rénover. L’acheteur, en cas de cession, pourrait réaliser les travaux
requis.

16% ont l’intention de conserver leur bien sans le rénover. Environ
9% songent à ne pas respecter la règle et à louer leur logement en
l’état. Plus de 7% envisagent, quant à eux, de laisser leur bien vide,
quitte à ne toucher aucun revenu locatif.

Près de 30% promettent de se mettre en conformité «au plus vite»
(12%) ou «lorsque les sanctions seront effectives» (17%).
Plus de 41% estiment ne pas être concernés par la mesure et donc
que leur logement n’est pas une passoire thermique.

59% des propriétaires sont concernés et la moitié d’entre eux doivent faire
des travaux sans l’intention de respecter la future loi, si elle est
définitivement adoptée.

La Fnaim, l’UNPI et l’Unis contestent l’idée que les logements classés E
soient interdits d’ici 2034 . Les logements classés E représentent un quart
du parc de logements actuellement loués, ce qui mettrait en péril les
conditions de logement à moyen terme de près de 5 millions de Français.
Les trois organisations réclament de reporter l’échéance de 2034 à 2040.

Airbnb Déclaration

À la demande du gouvernement, les annonces sans numéro d’enregistrement ne
seront plus visibles sur la plateforme Airbnb.

La plateforme Airbnb va bloquer des offres non déclarées dans neuf villes.À partir
d’avril à Paris, Bordeaux et Lyon, puis au second semestre à Lille, Marseille, Nantes, Nice,
Strasbourg et Toulouse,

C’est une étape importante dans la lutte contre l’offre illégale de locations
saisonnières. Depuis 2017 en effet, la loi permet aux villes de plus de 200.000
habitants de mettre en place un numéro d’enregistrement (fourni par les mairies)
pour les meublés touristiques. Mais faute de contrôle, la mesure est mal appliquée.
«Quand j’ai pris le dossier, j’ai fait le constat qu’il y avait beaucoup de textes de loi
à l’application incertaine et des conflits entre collectivités

Airbnb Paris

Airbnb: une conférence citoyenne
rejette la mesure phare d’Hidalgo

La baisse des quotas de locations Airbnb de 120 jours de location par an
pour une résidence principale est rejetée par une conférence de citoyens
créée par la mairie de Paris.

La maire de Paris voulait abaisser ce plafond à 30 jours. Mais elle n’a pas
le pouvoir de décider du nombre de nuitées maximales qui est fixé par la
loi. Anne Hidalgo a demandé au gouvernement de donner ce pouvoir aux
maires. Refus catégorique .
Pour mettre la pression sur le législateur et modifier la loi, Anne Hidalgo a
choisi de sonder les Parisiens par référendum.
La Conférence de citoyens a recommandé de faire respecter le droit des
propriétaires de pouvoir louer leur logement dans la limite des 120 jours.
Mais, certains, qui ne représente pas la majorité, considèrent que cette
mesure reste une piste à étudier, notamment dans les quartiers victimes de
“surtourisme”», comme le centre de Paris ou encore Montmartre.

Locations illégales paris

Locations illégales: les propriétaires qui
risquent gros

Plus de 400 propriétaires risquent des amendes pouvant aller jusqu’à
50.000 euros, pour avoir loué illégalement leur logement.
La Cour de cassation a décidé que l’arsenal «anti-Airbnb» de la mairie de
Paris est légal. La Ville va ainsi pouvoir reprendre les poursuites judiciaires
contre 427 propriétaires, essentiellement des multipropriétaires, pour les
motifs suivants :

– non-enregistrement du meublé auprès de la Mairie

– location de la résidence principale durant plus 120 jours par an sur
une plateforme touristique (Airbnb, Abritel, Leboncoin…) sans avoir
obtenu l’autorisation de la Mairie.

Un quart d’entre eux (108) vivent dans Paris Centre (les quatre premiers
arrondissements, là où Ian Brossat, le député communiste, souhaitait
interdire il y a plus de deux ans, les locations touristiques, au motif que les
abus y sont les plus nombreux.

On retrouve, parmi les autres gros contingents, le 15e (55), le 18e (44), le
17e (38) ou encore dans le 7e (36).
Désormais, les bailleurs qui souhaitent louer à l’année un logement en
meublé touristique, devront demander l’autorisation de la Mairie. Une
démarche loin d’être évidente. Car, en contrepartie, ils devront acheter un
local commercial de la même surface pour le transformer en habitation. Et
ainsi équilibrer le nombre de logements disponibles à Paris. Une contrainte
particulièrement lourde et coûteuse destinée à décourager les
multipropriétaires.
Paris peut donc potentiellement espérer récupérer un joli pactole de plus de
21 millions d’euros. La ville espère en fait collecter plutôt sur une somme
d’environ 9 millions.

Etat Des Lieux

Après un an de pandémie, Expert Immo dresse un
état des lieux de l'immobilier

On observe une étonnante bonne tenue du marché de l’ancien, y compris au
cours du premier trimestre 2021. Soutenus par les taux historiquement bas des
crédits immobiliers, les acheteurs restent au rendez-vous. Même en légère
baisse, les grandes agglomérations conservent leur attractivité. Les périphéries
de ces grandes agglomérations sont pour leur part de plus en plus recherchées,
comme par exemple, en Ile-de-France, des marchés comme Aubervilliers,
Montreuil, Saint-Maur-des-Faussés.
Autre tendance de fond, l’explosion des recherches sur les villes moyennes :
Orleans, Meaux, Limoges, La Rochelle, Le Havre, Rouen…
Toutefois, cette bonne santé de l’ancien contraste avec le marasme dans lequel
le marché du neuf est plongé depuis un an. Avec une chute libre des permis de
construire et des mises en chantier, largement due aux politiques des collectivités
territoriales et au manque de foncier, la pénurie de logements neufs s’aggrave sur
l’ensemble du territoire. Une pénurie qui, inévitablement, entraînera une hausse
des prix de vente des nouveaux logements.

HCSF

Fin 2019 , le HCSF ( Haut Conseil de Stabilité Financière) avait réagi à l’explosion des encours de crédit
immobiliers de +20,5% ( 258 milliards d’euro sur 2020) en imposant aux banques des restrictions
importantes

– taux maximum réduit à 33%
– durée de prêt limitée à 25 ans
– endettement limité à 7 ans de revenus
– 15% maximum de dossiers avec dérogation

Fin décembre 2020 ; le HCSF a assoupli ses exigences :

– taux maximum augmenté à 35%
– durée de prêt portée à 27 ans (notamment pour certains projets dans le neuf)
– 20% maximum de dossiers avec dérogation

Compte tenu de ces évolutions, un acquéreur dont les revenus progressent de 3%, subit une faible hausse
des taux d’intérêt (+0,1%) compensée par la possibilité d’une délégation d’assurance (-0,2%) peut
emprunter 50 000 € supplémentaires.

Proptech

Les Etats-Unis dominent la proptech

Parmi les entreprises de l'immobilier numérique, 56 % sont américaines. Et les Etats-Unis ont
concentré 62 % des investissements réalisés dans la proptech ces vingt dernières années, selon
une étude réalisée par l'ESCP et la principauté de Monaco. A la traîne, l'Europe a cependant
des cartes à jouer pour rattraper son retard.

Katerra est encore méconnue en France, mais c'est l'une des plus importante proptech aux
Etats-Unis, spécialiste de la construction industrialisée hors site.

Les Etats-Unis dominent incontestablement le marché mondial de la proptech, ces solutions
numériques dédiées aux professionnels de l'immobilier – des agents aux promoteurs en
passant par les courtiers ou les architectes. Selon le premier baromètre annuel de la proptech
réalisé par l'ESCP avec la principauté de Monaco et publié ce mercredi, 56 % des 1.724
entreprises du secteur, implantées dans 64 pays à travers le monde, sont américaines.
C'est aux Etats-Unis que sont nées les plus grandes stars du secteur : The We Company,
rebaptisé WeWork, l'expert des bureaux partagés ; Airbnb, le champion de la location de
vacances de courte durée entre particuliers ; ou encore Katerra, moins connu en France,
spécialiste de la construction industrialisée hors site.

L’immobilier Post Covid

Depuis plusieurs mois le marché immobilier national est gelé.

Les vendeurs potentiels renoncent provisoirement. Les principaux sites d’annonces
connaissent une forte perte de fréquentation ( de 50 à 70 %). Les agences et les courtiers en
crédit traitent les demandes à distance, mais l'octroi des crédits par les banques et la signature
des actes de notaires sont fortement perturbés.

La demande demeure pourtant soutenue : opérations déjà commencées, achats sur plans,
contraintes familiales, besoin de déménager.

Le marché immobilier va dépendre essentiellement de l’intensité de la reprise économique,
liée au rythme du déconfinement, mais il sera en deçà du million de transactions enregistré en
2019.

Une forte reprise se traduirait par un volume moindre de transactions mais des prix stables
car le marché continue de souffrir d’un déficit de logements. Une lente reprise aurait en
revanche un impact baissier sur les prix, les acquéreurs potentiels, salariés du privé, étant
touchés par le chômage et les baisses de revenu. L’incertitude économique poussera certains à
retarder un projet d’agrandissement, mais d’autres à se « réfugier » dans la pierre, pour une
résidence secondaire ou un investissement locatif.

En revanche la tendance des taux est à la hausse. Les taux pour des prêts à 20 ans (0,8 % à 1,3
% avant mars), ont atteint des niveaux historiquement bas. Aujourd’hui, les banques
françaises se refinancent sur les marchés sans difficulté mais avec des « spreads » légèrement
rehaussés. Les nouveaux barèmes que meilleurtaux.com a reçus depuis début avril font état de
hausses variant de +0,10 % à +0,50 %.

Information Immobilière

Il existe une information plus ou moins fiable mais abondante sur le prix de l’immobilier.

Les indices Notaires de France – Insee sont calculés à partir des bases notariales. Les prix
communiqués correspondent aux prix de ventes hors droits, hors commissions, hors frais et hors
mobilier.

Deux fois par an, en mai et octobre, Le Revenu Placements en vente en kiosque publie la cote Le
Revenu-MeilleursAgents. Elle vous donne le prix des logements et leur évolution sur un an, le loyer
moyen pratiqué et la rentabilité locative. La cote Le Revenu – Meilleurs Agents des prix de l’immobilier
porte sur près de trois cents villes.

Les données fiscales

Depuis peu, l’administration fiscale a ouvert complètement sa base de données portant sur toutes les
transactions réalisées entre 2014 et 2018
. Elle peut être librement consultée par les particuliers ou
réutilisée par les professionnels.

Pour accéder aux chiffres plus récents, il est nécessaire de passer par la base de données Patrim,
disponible dans votre espace particulier sur le site impots.gouv.fr.

La start-up Pricehubble agrège des données et permet des solutions innovantes de visualisation.

Multipliez les sources d’information et faites intervenir un professionnel permet une estimation
personnalisée en fonction de la surface, du nombre de pièces, de l'état général mais aussi de la
localisation précise.